Il paraît que je viens d'avoir une semaine de vacances.
Ah bon ? Vous êtes sûrs ?
Ou alors vacances ne veut pas forcément dire repos, là oui, peut-être...
La maison est toujours aussi animée.
On joue, on va voir la neige, on fait des excusions à la piscine, on fait des courses.
On prépare de grands plats de pâtes, de riz, de viande, etc. Qu'est-ce que ça mange, une famille de huit personnes !
Le lave-linge et la sécheuse tournent à plein régime, j'essaie de ne pas trop me laisser déborder de ce côté-là.
Mais tout va bien, pas de quoi se plaindre, les choses se font dans la bonne humeur la plupart du temps et tout le monde y met du sien.
Il me reste juste un peu moins de temps pour glandouiller !!!
Aujourd'hui, suite à un commentaire chez Adrienne, j'ai été amenée à repenser à ma maman et à la vie qui devait être la sienne quand nous étions tous petits.
Elle a mis au monde 9 enfants, la première alors qu'elle était toute jeunette, sans la présence du père, à une époque où cette situation était très difficile à vivre, et les 8 suivants en l'espace de 11 ans à peine.
Je ne peux pas vraiment me mettre à sa place, m'imaginer concrètement son quotidien à cette époque, ma position d'enfant ne me permettait pas de me rendre compte de tout.
Mais sa vie ne devait pas être rose tous les jours.
La somme de travail devait être énorme car si mon père était présent puisque exerçant son métier à notre domicile, toute l'organisation de la maison et le soin à apporter aux enfants reposaient sur ses seules épaules.
Sa première vraie machine à laver le linge, elle l'a eue alors que la dernière enfant avait déjà 5 ans. Jusque là, toutes les couches étaient bouillies dans une lessiveuse et les vêtements lavés à la main.
Elle n'a jamais eu de lave-vaisselle non plus, et pendant longtemps, personne pour l'emmener en voiture faire les courses.
Si l'on rajoute là-dessus le manque de moyens et les fins de mois très difficiles, tout ça devait être épuisant !
Elle qui aimait tant lire, elle parvenait juste à grappiller quelques minutes chaque matin pour parcourir le quotidien régional. Et il lui a fallu attendre que nous ayons tous bien grandi pour s'adonner au plaisir de la lecture ou tout simplement prendre un peu de temps pour elle.
Je me suis souvent sentie malmenée, peu considérée, et incomprise durant mon enfance.
Pendant mes années d'adolescence, j'ai reproché des tas de choses à ma mère.
Puis petit à petit, les rancœurs à son encontre se sont apaisées.
Et finalement, je n'ai plus éprouvé que tendresse et compassion pour la petite fille qu'elle était redevenue durant les dernières années de sa vie.