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mercredi 24 janvier 2018

Coup de coeur



Voilà quelques mois, grâce à un billet chez Adrienne, j'ai découvert l'écrivain suisse Metin Arditi.
J'ai lu un premier roman que j'ai beaucoup aimé, puis d'autres (un à chacun de mes passages à la médiathèque).
J'apprécie son style, son intelligence, sa culture, la diversité des thèmes abordés, la grande humanité qui sourd de chacun de ses écrits.  Je suis donc ravie qu'il m'en reste encore plusieurs à découvrir!
Si Metin Arditi se consacre maintenant à l'écriture, il a été également physicien, homme d'affaires, mécène, et s'est beaucoup engagé dans la vie culturelle de Suisse romande.
Fascinée par la richesse du personnage, j'ai lu/écouté articles et interviews qui lui ont été consacrés.
Chaque fois j'ai été conquise, je crois même que je suis tombée en amour.
Et il me semble que cela faisait bien longtemps que cela ne m'était plus arrivé !


Crédits photos: Jeremy Bierer


dimanche 4 octobre 2015

Que vous dire ...




 Un véritable travail d'équipe *, c'est ce qui nous a permis, au Nini et moi, de réussir haut la main le passage du week-end.
Samedi matin, c'est pour les courses au supermarché qu'il a fallu collaborer. Le Nini a poussé le caddy, je l'ai rempli.
A la fin de la journée, nous n'avons pas été trop de deux pour amuser, nourrir, coucher nos deux petits-fils prêtés pour la nuit par leur deux parents de sortie.
Dimanche matin, idem. Va essayer de faire quoi que ce soit avec un Titou dans les jambes, notamment préparer gâteau, salade et apéro pour la torée de midi, si tu n'as pas un Nini pour aider. Ça serait beaucoup plus difficile.
Et ce soir, c'est encore ensemble que nous nous sommes attelés aux commandes/réservations des activités de la semaine prochaine via le net. Chercher, choisir, lire les petites lignes, cocher les bonnes cases, retranscrire les chiffres de la carte de crédit 3 ou 4 fois sans se tromper, retrouver dans le fond du fond de nos mémoires ces scrogneugneu de satanés mots de passe, ça marche mieux en unissant nos deux bonnes volontés.

Oui, une grande chance d'être deux, de pouvoir compter l'un sur l'autre.
Les réservations de ce soir ?
Je te raconte bientôt.
Parce que figure-toi que je suis en vacances pour les deux prochaines semaines.
Oui oui, déjà !




* En manque total d'inspiration devant mon écran d'ordinateur sans savoir quoi te raconter aujourd'hui, je me suis fixé, après moult tergiversations, de commencer ma note par les premiers mots prononcés par le personnage de la série policière qui passe en bruit de fond à la télévision.
J'ai eu du bol, j'aurais pu tomber sur du bien plus compliqué ...




vendredi 11 juillet 2014

L comme Loulou

L'humeur de Loulou est-elle labile ou lunatique ?
Je ne dirais pas ça ... un peu soupe au lait peut-être, surtout avec ses proches. Mais ils savent que ça va retomber aussi rapidement que c'est monté.

Elle aime le farniente, mais on ne peut pas la qualifier de lente ou de lambine. Loulou aime expédier les affaires fissa. Ou du moins, quand elle ne peut plus reculer le moment de se mettre à la tâche, fait-elle en sorte que cela aille vite.

Latéralisée ? Heu, il faut le dire vite. Il lui arrive de devoir se visualiser tenant son crayon pour être sûre. Et puis ce n'est pas comme si elle devait apprendre à ses petits élèves à différencier la gauche de la droite, hein ;o) !

Loquace, liante ? Non plus ! Un peu trop timide pour ça. Et puis souvent elle préfère écouter. On apprend plus de choses en écoutant qu'en disant ce que l'on connait déjà (je crois que c'est un emprunt à la sagesse du 14ème dalaïlama ;o) !). Mais peut-être de ce fait la trouvera-t-on un peu trop lisse, ou lénifiante ? Bah, tant pis !

Elle s'est rêvée libre, un brin loufoque, et pourquoi pas lettrée. Mais elle a appris à connaître ses limites, à être lucide. Alors non, elle n'est pas larmoyante, sa petite vie tranquille lui convient.

Dans le secret de l'intimité, se pourrait-il qu'elle soit libérée, ou libertine?
Vous n'en saurez rien ! Ce n'est ni le lieu ni l'heure pour ce genre de confidences.
Mais loyale, oui, elle l'est, sans aucune hésitation.

Bon, c'est bien joli tout ça ! A parler de soi comme ça, surtout à la troisième personne, est-ce bien légitime ?
Et puis il est tard, je suis lasse, lessivée par une longue journée d'activités.
Lovée sous ma couette, je me sentirai déjà plus légère.

Logique, non ?




Petit jeu aperçu chez Alphonsine  :
trouver une liste d'adjectifs commençant par la même lettre que son pseudo, et les utiliser pour se décrire.









mardi 4 février 2014

Haiku





Matin

Sept petits nains
Excités comme des puces
Me font devenir chèvre


Après-midi

Un thé parfumé
Dans la tasse rouge et dorée
Me transmet sa chaleur


Soir

Quelques notes de musique
Tirées des partitions
S'expriment en chansons



dimanche 2 février 2014

Ecrire




Pour un art poétique

Prenez un mot prenez en deux
faites les cuir’ comme des œufs
prenez un petit bout de sens
puis un grand morceau d’innocence
faites chauffer à petit feu
au petit feu de la technique
versez la sauce énigmatique
saupoudrez de quelques étoiles
poivrez et mettez les voiles
Où voulez vous donc en venir ?
A écrire Vraiment ? A écrire ?

Raymond Queneau



J'aime beaucoup ce petit poème.
Je l'ai retrouvé en faisant des recherches sur le net.
Mon sujet de préoccupation du moment ? J'ai envie d'écrire !
Ici ou ailleurs, peu importe.
Mais plutôt ici quand même, parce que la probabilité d'être lue, ne serait-ce que par quelques personnes, m'oblige à me préoccuper vraiment de la forme, de la transmission.
Donc, j'ai envie d'écrire.
Depuis quatre ans, je raconte ici un peu de mon quotidien. Je vais continuer, sans aucun doute. Peut-on parler d'autre chose que de ce que l'on vit ou de ce qui nous touche de près ?
Depuis le début de l'année, je me suis efforcée de publier un billet chaque jour.
Pas facile de trouver quotidiennement quelque chose à raconter.
Le défi a été presque réussi : 30 publications pour 31 jours en janvier.
Pour février, je vais essayer de continuer.
Du moins jusqu'à l'arrivée en milieu de mois d'une famille mauricienne trèèès attendue.
Je me réjouis beaucoup d'avoir mon petit-fils à la maison, mais ça laissera sans doute moins de temps pour l'écriture.
D'un autre côté, cela me donnera certainement plein de nouvelles choses à raconter !










mardi 28 janvier 2014

Avant minuit



Avoir envie de poster un billet aujourd'hui encore.
Bâiller de fatigue devant mon écran d'ordinateur.
Compter sur l'écriture automatique pour remplir ma page.
Décider de se fier à l'ordre alphabétique.
Écouter en même temps une émission de télé d'une oreille distraite.
Flinguer mes bonnes résolutions en allant chercher un bon morceau de fromage dans le frigo et du pain.
Grignoter sans culpabilité en mettant plein de miettes sur le clavier.
.
.
.
Hésiter à continuer cette note bizarre...
.
.
.
Insister encore un peu.
Jouer avec les mots qui se bousculent dans ma tête.
Kiffer ce moment de tranquillité sans personne pour me déranger.
Laisser mes doigts courir sur le clavier.
Modifier quelques mots relus plus haut.
Noter les suivants sans trop y réfléchir.
Orienter ma réflexion vers ce qui m'attend demain.
Penser au réveil qui risque d'être pénible.
Questionner le grand internet pour vérifier l'orthographe d'un mot.
Réaliser qu'en me faisant confiance, j'aurais choisi la bonne graphie.
Sauvegarder d'un clic ce qui a déjà été écrit.
Tâcher de trouver encore quelques idées à retranscrire.
Utiliser mes dernières minutes avant minuit pour finaliser cette note.
Visionner l'aperçu du texte.
Warranter... non, même si le verbe existe, il n'a aucun sens ici.
X...  (pffff, pas UN SEUL VERBE français commençant par x )
Yoyotter de la touffe (!) et ainsi parvenir à compléter ma liste.
Zapper une dernière fois sur les principales chaines de ma télé et se dire que décidément, mieux vaut aller se coucher !



mardi 21 janvier 2014

An 1970, je me souviens


  1. Je me souviens d'une cuisine tout en longueur et de l'odeur d'un fourneau à mazout.
  2. Je me souviens du bain du samedi dans la pièce surchauffée par le fourneau à bois.
  3. Je me souviens du pot de thé fumant sur la table après l'école.
  4. Je me souviens de la ligne de chocolat au lait qui accompagnait le pain des 4 heures. Une ligne, soit 4 carrés, jamais un de plus, et pas pendant le carême.
  5. Je me souviens de la boulangerie près de la fontaine où aller dépenser quelques centimes en bonbons. La fausse monnaie des poupées de ma copine Chantal n'était pas acceptée par la boulangère.
  6. Je me souviens de Colargol qui chantait en fa en sol à la télé.
  7. Je me souviens des chansons de Oum le dauphin, de Blanche et Gaspard, et de Fifi Brindacier.
  8. Je me souviens des bassines en fer remplies d'eau mise à tempérer au soleil pour s'y baigner l'été.
  9. Je me souviens de morceaux de plâtre arrachés du mur et utilisés comme craies pour dessiner sur le sol..
  10. Je me souviens d'interminables sorties en forêt pour ramasser mûres et framboises, et ainsi avoir de la confiture pour l'hiver. Les pots étaient énormes et la confiture pas terrible. Trop de petits grains dedans et souvent de la moisissure qu'il fallait enlever avant de faire les tartines.
  11. Je me souviens des pique-niques du dimanche, des petits feux que les gosses avaient le droit d'allumer quitte à se cramer un peu les doigts.
  12. Je me souviens de mon père penché sur son établi d'horloger.
  13. Je me souviens qu'il arrivait à porter 3 enfants dans ses bras et sur son dos pour descendre l'escalier.
  14. Je me souviens des assiettées de spaghetti au concentré de tomate qui laissaient de grandes traces autour de la bouche et sur les vêtements.
  15. Je me souviens de la camionnette du laitier qui s'arrêtait devant chaque maison pour vendre son lait.
  16. Je me souviens du goût des yogourts au moka en pot de verre.
  17. Je me souviens du facteur qui apportait les paquets de montres à réparer à mon père et qui avait toujours un crayon sur l'oreille. Crayon qu'il prêtait  à ma maman pour qu'elle puisse signer le reçu.
  18. Je me souviens du canari entré par la fenêtre de la cuisine, capturé par ma maman et mis dans une cage. Chaque soir, il fallait la recouvrir d'un drap pour qu'il arrête de chanter et s'endorme.
  19. Je me souviens du chant du coq le matin.
  20. Je me souviens des religieuses qui s'occupaient des petits de l'école enfantine. La plus jeune, pour les 4-5 ans, était douce et gentille. La plus âgée, pour la classe des 5-6 ans, était sévère et faisait peur.
  21. Je me souviens du chemin qui menait à l'école des petits, des jardins qu'il fallait longer, du haut mur du cimetière. Si la cloche sonnait alors que nous étions encore sur le chemin, ça voulait dire que nous étions en retard.
  22. Je me souviens des chansons de Cloclo qui passaient à la radio. 
  23. Je me souviens des décalcomanies qui entouraient les chewing-gum du  kiosque de la gare.
  24. Je me souviens du grincement des roues du train sur les rails lorsqu'il entrait dans la gare du village.

Ces quelques souvenirs, à la manière de Georges Perec, ou plutôt pour moi à la manière d'Adrienne, sont les miens lorsque j'avais 5 ans. Je crois qu'ils sont tous de l'année 1970.
Je me suis arrêtée à 24, mais d'autres continuent d'affluer.
Je n'imaginais même pas pouvoir en retrouver autant ...

vendredi 6 décembre 2013

6


Un album qui me tient tout spécialement à cœur aujourd'hui puisque j'ai participé à sa réalisation.
Sur une idée de mon amie Marianne, j'en ai écrit le texte et elle l'a illustré de ses jolies aquarelles.







Marianne, si tu passes par là, j'espère que tu ne seras pas trop catastrophée par la qualité des reproductions.
J'ai photographié un album à l'arrache avec une très mauvaise luminosité...