Il est 17h30, le Nini et moi rentrons à la maison en voiture après une visite à mon frère et sa famille.
Nous avons partagé un repas, et enfin transmis aux enfants le cadeau qui attendait depuis Noël. Mieux vaut tard que jamais!
Ils n'habitent pas très loin de chez nous, à peine une demi-heure de route.
Comme souvent, c'est le Nini qui conduit, et comme souvent quand je suis passagère, je somnole à côté de lui, et même je m'endors tout à fait.
Un choc associé à un bruit fracassant me réveille en sursaut. Je ne comprends pas, la sensation est irréelle, la voiture n'est pas dans le bon sens. Je pousse un cri, demande au Nini se qui se passe, réalise que la voiture continue à rouler alors qu'elle est inclinée de 90° sur la gauche. Cent, deux cents mètres plus loin, elle se remet sur ses quatre roues et s'arrête. On sort de la voiture un peu sonnés. J'ai juste une petite abrasion sur la main gauche. Celle du Nini (de main gauche) saigne un peu aussi, du côté la vitre fracassée, mais rien de plus. Je n'ai pas vraiment eu le temps d'avoir peur, je ne comprends juste rien et demande ce qui a bien pu se passer.
- Je crois que je me suis endormi!
Merde! Ce n'était vraiment pas le moment pour une sieste, nous étions sur l'autoroute. C'est le nez physique séparant la voie rapide et une bretelle de sortie que nous avons heurté, et c'est appuyée contre la rambarde de sécurité le long de la route que la voiture a continué de rouler, couchée sur le flanc gauche. Comme le régulateur de vitesse était enclenché, c'est à 100km/h que le choc a eu lieu.
La voiture a pris un bon coup, tu t'en doutes, elle ne roule plus.
Appel à l'assurance, à la dépanneuse. Mais où peut bien se planquer ce fichu triangle de panne pour signaler notre position?
Et voilà la maréchaussée qui rapplique pour constater les faits.
Contrôle d'alcoolémie (ouf, rien à redire de ce côté-là), déclaration, dénonciation, et on peut rentrer chez nous avec Cara appelée à l'aide pour nous servir de taxi.
Ce n'est qu'au moment d'aller me coucher, vers 1 heure du matin, que la peur est enfin venue.
Le cœur qui palpite, les mains qui tremblent, et surtout l'esprit qui s'emballe à imaginer ce qui aurait pu se passer et les conséquences qu'une pareille cascade aurait pu avoir.