dimanche 5 avril 2020

La leçon de photo



Cette semaine, pour le projet 52 de Virginie , c'est leçon de photographie.
Au programme, la profondeur de champ.
L'année dernière, j'ai reçu de mes enfants un merveilleux cadeau, un cours de photographie. Et j'ai adoré en apprendre un peu plus sur le sujet.
La profondeur de champ, c'est la distance sur laquelle la netteté de la photo se fait. On peut la souhaiter la plus grande possible, pour profiter des différents plans d'un paysage par exemple, ou alors la réduire pour obtenir l'effet inverse. C'est ce jeu-là qui me plaît le plus, isoler un sujet (une fleur la plupart du temps, hein, on ne se refait pas!) pour en faire ressortir la beauté. Pour obtenir ce résultat, il faut travailler avec l'ouverture du diaphragme. Plus elle est grande, plus la profondeur de champ sera courte.

Mon objectif n'est pas très performant, la plus grande ouverture qu'il m'autorisait dans les conditions de la prise de vue : f/5,6.
Mais il permet déjà d'apprécier la délicatesse des feuilles nouvelles du groseillier du jardin.



Et voici en comparaison ce que donne la même prise de vue si on réduit l'ouverture à f/36 :


Même sujet, même angle de prise de vue, même photographe, même appareil photo, mais résultat totalement différent.
Moi qui suis encore novice en la matière, tout cela m'émerveille !


semaine 14
La leçon de photo : la profondeur de champ

samedi 4 avril 2020

Découverte


Pour mes mini élèves, pour assurer une continuité, leur apporter quelques idées d'activités compatibles avec le confinement, j'enregistre des vidéos. Je raconte des histoires, lis des albums, je leur apprends des chansons, filme des tutos pour des idées en art plastique, etc.
Avant de les envoyer, je les regarde...
Mais c'est vraiment moi, cette mamie?
C'est donc comme ça que je leur parle?
Elle est vraiment coiffée n'importe comment, cette meuf, même pas coiffée du tout...
C'est fou, je ne me reconnais pas du tout. Dans ma tête, je ne suis pas comme ça, hein.
Plus le temps passe, plus je m'habitue, le ton est un peu plus naturel, mais je ne me reconnais pas plus pour autant.
Le confinement aura au moins servi à ça, me forcer à me voir comme les autres en face le font!

dimanche 29 mars 2020

Ciel bleu



Ce n'est pas très original. mais voici ma photo la plus bleue de la semaine, prise alors que je faisais un 'léger' détour après une visite à l'épicerie du village.
Toutes les occasions sont bonnes !
;-)
En plus d'être éclatant de beauté, le temps était délicieusement frais, quelques degrés sous zéro avec de la bise.
Et oui, j'aime ça !




Un grand merci à vous tous qui passez me rendre visite ici !
Et si vous le voulez bien, je serais très heureuse d'avoir de vos nouvelles...

semaine 13
  Couleur : le bleu



samedi 28 mars 2020

Le confinement chez nous



La première semaine, après le moment de stupéfaction et d'incrédulité laissé par l'annonce des mesures qui allaient être prises, on a essayé de se faire à notre nouveau rythme de vie.


Le Nini est allé chercher son ordinateur professionnel et s'est mis au télétravail. Il se moquait un peu chaque fois que je lui demandais ou qu'il me voyait me laver les mains.
Après quelques jours branchée presque en permanence sur les infos, j'ai lâché avant d'y laisser ma santé mentale.

Mais j'ai été épatée par la réactivité et la créativité des humoristes.
J'ai tellement ri, ri souvent à en pleurer, bien plus et plus fort que je ne l'avais fait depuis longtemps. Sans doute une façon d’exorciser les moments invraisemblables que nous étions en train de vivre.


Des courses, j'en ai fait un peu à la petite épicerie du village, le dernier passage au supermarché dévalisé m'ayant laissé un sentiment inconfortable de perplexité. Je suis allée au magasin de Camila aussi. Elle et Diego peuvent travailler puisqu'ils vendent de l'alimentation. Ils doivent prendre des tas de précautions mais ça va.
 
La première semaine, le confinement ne m'apparaissait pas encore très réel. Je suis sortie chaque jour me promener, seule, avec le Nini, ou avec des copines de marche. Il m'a fallu plusieurs jours pour me dire que finalement, j'allais éviter tout contact non indispensable avec d'autres personnes que ma famille proche.



J'ai encore gardé un jour mon petit Mammouth et un autre j'ai fait une petite promenade avec Titou, Tilulu et leur papa (mais va essayer de garder des distances avec Titou, impossible!).
Depuis, je ne les ai plus vus autrement qu'au travers du téléphone  Ils me manquent !

Mes petits élèves aussi. J'ai d'abord eu des contacts individuels avec les parents pour répondre aux interrogations, proposer des activités. Puis comme plusieurs petits demandaient à me voir, j'ai envoyé des messages vidéo et finalement je me suis filmée pour leur raconter une histoire.
Argh, quel exercice difficile!
Très mal à l'aise, j'ai recommencé et recommencé plusieurs fois. Et puis basta ! J'ai imaginé les enfants devant moi en tentant de faire abstraction des parents qui allaient aussi visionner le truc !


A la fin de la première semaine, ma Linette joliette,  enfermée seule dans son petit studio en ville, a demandé à venir continuer le confinement avec nous. Et depuis c'est super chouette de l'avoir à la maison! Comme elle est aussi en télétravail,  ça ne pose pas de problème, on passe de très bons moments, et je ris encore plus!


On a ressorti des jeux de société, on regarde des vidéos Instagram, on fait un peu de sport, on sort au jardin ou on va se balader car ici on arrive facilement à garder les distances lorsqu'on croise quelqu'un.

Quand mes colocs travaillent, je m'occupe de l'intendance de la maison, des repas. Je me suis même mise à faire du pain histoire de limiter les sorties ravitaillement.


J'ai également entrepris de trier le bazar de la maison.
Mamma mia! Même si le confinement risque d'être long, je ne sais pas s'il y suffira. D'une part parce qu'il y en a beaucoup, du bazar, et surtout parce que je ne suis pas du tout efficace...

Comme j'ai encore du temps, je me suis annoncée comme bénévole pour livrer les courses aux personnes du village qui ne peuvent plus du tout sortir de chez eux.



Je fais quelques photos aussi ;) !

Comme tu peux le voir, la situation est loin d'être catastrophique pour moi.
Bien-sûr je m'inquiète pour certains de mes proches plus fragiles.
Les problèmes sanitaires, la sursaturation des hôpitaux, l'épuisement des soignants et des gens qui doivent travailler deux fois plus en mettant leur sécurité en jeu me préoccupent aussi, forcément.
Quant aux conséquences économiques qui vont en laisser plus d'un dans des situations inextricables, je préfère ne pas trop y penser...
Pour toutes ces raisons, je dors peu, ou mal.

Mais dans l'ensemble, ça va bien !







dimanche 22 mars 2020

Fumée(s)



Fumée(s), c'est le chouette thème proposé par mirovinben pour le défi photo de ce dimanche.
L'idée m'a plu, mais je ne savais pas trop comment la traiter.

Tout d'abord je me suis dit, pas de fumée sans feu !

Souvenir d'un pique-nique avec les petits enfants en octobre 2018


Et puis je me suis essayée à la capture de ladite fumée avec les moyens du bord en période de confinement.





Et enfin, j'ai un peu extrapolé et ai photographié la petite dinette de luxe que le Nini et moi nous sommes offerte hier soir pour fêter nos 39 années de vie partagée et nos 33 ans de mariage !


Le saumon des toasts était fumé !

semaine 12
Thème choisi par mirovinben : Fumée(s)

samedi 21 mars 2020

Là où vivent les castors



Chez nous, le confinement n'est pas strict, du moins pas encore.
Cela veut dire qu'on peut sortir, se promener sans autorisation, à condition de respecter une distance sociale de deux mètres et que les groupes n'excèdent pas cinq personnes.
On en a le droit, mais cela n'empêche pas les regards souvent étranges, un peu suspicieux, chaque fois que l'on croise quelqu'un.
Cette situation me met mal à l'aise.
Pourtant je ne suis pas inquiète pour ma santé. Mais a-t-on le droit de ne pas s’inquiéter quand la situation ne fait qu'empirer partout autour de nous? Bien-sûr je suis soucieuse des autres, qu'ils soient proches ou non, et je ne ferai rien qui puisse les mettre en danger.
Mais aujourd'hui il faisait beau, alors je suis sortie.
A vélo.
Je n'aime pas trop ça, le vélo. Mais pour aller là où je voulais me rendre, c'était la meilleure option. Et puis en roulant, on peut se contenter d'un petit salut rapide et éviter les importuns qui s'obstinent à vouloir taper la discute alors que ce n'est pas vraiment le moment.

A quelques kilomètres de chez moi, depuis quelques années, une famille de castors a élu domicile dans un petit ruisseau.
Je ne les ai jamais vus, les castors, mais j'avais envie de voir comment ils avaient aménagé leur cadre de vie.
Je n'ai pas été déçue.

Il est gros et impressionnant, cet arbre, mais ça n'a pas découragé les castors !

Un autre, aussi bien taillé qu'un crayon !


Propre, net, efficace !

Le ruisseau est bien plus large qu'avant...
... grâce à cet impressionnant barrage.

Beau travail, les castors !




mercredi 18 mars 2020

Mercredi dernier



Mercredi dernier, alors que la routine faisait encore notre quotidien, j'ai emmené les gars à la ville.
Chaque année à cette période, quelques forains s'installent sur la place. On fête dans le canton une révolution qui renvoya les Prussiens chez eux en 1848 !

Le joli printemps embellissait magnifiquement le décor.





Les garçons se sont bien défoulés...


... avant de s'entrainer drastiquement au confinement en ballon flottant!



mardi 17 mars 2020

Fanel



Il y a un plus d'une semaine, le soleil et la douceur du dimanche m'ont appelée au dehors, sur les bords du grand lac. Pas contrariant, le Nini a suivi.
J'ai déjà montré et parlé de cet endroit, une réserve naturelle, quelques fois ici.
"Le plus bel endroit que je connaisse" dit Cara. 
Et en effet c'était si beau qu'il a fallu que le jour décline pour que j'arrive à lâcher l'appareil photo et me décide à rejoindre la voiture pour rentrer à la maison.




















dimanche 15 mars 2020

Un loisir : dessiner son bujo



Quand Virginie a proposé le thème 'loisir' pour le projet 52 de la semaine, je me suis dit que vous auriez droit à une énième photo de rando ou de petites fleurs des bois...
Et puis finalement non, j'ai trouvé autre chose (mais ne croyez pas que vous y échapperez complétement, aux photos de balades, j'en ai des paquets qui n'attendent que ça!).

Donc, un loisir.
Voilà déjà deux ans que mes filles m'ont convertie au bullet journal, autrement dit à l'agenda personnalisé que l'on peut dessiner, réinventer, adapter chaque semaine ou chaque mois.
Et j'aime bien.
Chaque mois, je vais à la chasse à l'inspiration sur Pinterest et je choisis un thème.
Puis je réfléchis aux pages dont je vais avoir besoin, aux choses que j'ai envie de noter, à la meilleure manière de les présenter, etc.
En deux ans, il n'y a pas eu deux mois identiques je pense.
Et pour les dessins qui agrémentent le tout,  je me suis acheté quelques feutres et j'ai ressorti un assortiment de vieux Caran d'Ache mâchouillés datant de l'enfance de mes filles. Mes petits gribouillis sont tout simples et sans aucune prétention. Certains me plaisent bien, certains bof, et d'autres sont carrément ratés!
Voilà ce que ça a donné pour le prochain mois d'avril :




Pour le moment, les semaines sont incroyablement vides. Et étant donné les circonstances, elles ne devraient pas beaucoup se remplir!

semaine 11
Un loisir

vendredi 13 mars 2020

Ici comme ailleurs




Théoriquement, je suis au chômage technique jusqu'à la fin du mois d'avril.
Du moins dans mon rôle d'enseignante puisque toutes les écoles sont fermées et que la mienne n'échappe pas à la règle.
Rien de bien original, tous nos voisins européens ont fait de même. 
Dans mon rôle de grand-mère, je ne sais pas, on verra quels seront les besoins des uns et des autres.
Que penser de tout ça ? C'est si étrange, tellement étonnant et totalement inédit.
J'ai autour de moi pas mal de gens inquiets, voire angoissés.
Quelques personnes fragiles aussi, que je souhaite bien évidemment protéger.
Alors oui, je vais m'efforcer de suivre les consignes, sans paniquer, sans dévaliser les supermarchés.
Le confinement ne m'inquiète pas non plus. Avec une pile de livre, une connexion internet, une machine à coudre, la forêt toute proche, etc. ce n'est pas encore demain que je vais m'ennuyer.

Par contre, pour les conséquences économiques et sociétales de tout ça, on dirait bien qu'il n'y a pas de quoi être optimiste...






lundi 9 mars 2020

Marcher dans la forêt



Marcher dans la forêt n'empêche pas le monde d'aller de travers, la terre de se réchauffer, les hommes de se déchirer...
Mais marcher dans la forêt m'apaise.
Je suis sortie samedi pour photographier la terre, je ne suis rentrée qu'avec des fleurs...

la douce et discrète véronique


les perce-neige qui cette année n'ont rien à transpercer


la frêle mais délicieuse hépatique


le bois gentil, doux et parfumé


la si rare dent-de-chien


la plus belle, ma préférée, celle que je ne peux manquer année après année, la scille à deux feuilles


pas de printemps non plus sans quelques crocus


la gracieuse nivéole


et enfin, fraîches et pimpantes, quelques violettes




dimanche 8 mars 2020

La terre est mon jardin





La terre est mon jardin,
la forêt,
ses plus jolis bosquets.
Et à chaque printemps,
sans sarclage,
sans ensemencement,
le même enchantement!



semaine 10
Les 5 éléments : la terre

mardi 3 mars 2020

Expression artistique


Lundi matin, au hasard d'une émission de radio de la RTS, j'ai découvert l'existence d'un atelier un peu spécial.
Le CREAHM accueille près de Fribourg des artistes d'un genre particulier puisqu'ils sont tous en situation de handicap mental ou psychique.
Le principe de cet atelier vient de Belgique (deux ateliers CREAHM existent à Liège et Bruxelles) et il offre aux artistes un lieu, un cadre, et les moyens pour exprimer leur potentiel artistique.
Leur art, proche de l'art brut ou de l'art naïf, est poignant de sincérité et de simplicité.

J'ai visité plusieurs des profils d'artistes sur le site du CREAHM et beaucoup m'ont touchée.
Parmi eux, Pascal Vonlanthen.
Il s'inspire de ce qui l'entoure pour composer ses œuvres.


Et depuis quelques années, ce fribourgeois analphabète s'approprie l'écrit pour créer ses tableaux, à l'aide des journaux gratuits qu'il trouve en libre service dans la rue.









Source des photos :
  •  https://creahm.ch/fr/page/pascal-vonlanthen
  • https://www.facebook.com/RTSBilleentete/photos/pcb.1539083732899564/1539083596232911/?type=3&theater
  • http://www.fri-art.ch/fr/editions/pascal-vonlanthen

dimanche 1 mars 2020

Petit mammouth et ligne directrice



Ce dernier samedi était une journée consacrée à Petit mammouth, avec passage obligé à la ville pour faire quelques courses au marché.
En prévision du thème de la semaine du défi photo de Virginie, je l'ai emmené faire un petit tour au bord du lac, sûre d'y débusquer quelques belles lignes de fuite à photographier.
Mais bien-sûr j'avais oublié mon appareil photo à la maison!
Heureusement, il reste toujours le téléphone.
Je ne sais pas si j'ai réussi la mission du défi photo mais la balade était super chouette!





semaine 9
La leçon de photo : la ligne directrice